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 The End

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AuteurMessage
Phil
Hole in the Sky


Messages : 44
Date d'inscription : 08/12/2007

MessageSujet: The End   Jeu 12 Juil - 10:28



BLACK SABBATH : The End
LP

Pas besoin d'écouter dix mille fois (une seule fois suffira, par ailleurs, précision importante, je n'ai pas encore visionné le DVD sauf War Pigs, N.I.B et Paranoid publiés sur le net) ce nouveau live qui est appelé à devenir "légendaire" (bah oui, c'est le tout dernier concert 'at home' de nos amis birminghamiens) pour se dire que l'on tient là une pierre angulaire du Métal avec un grand "M". Black Sabbath a créé le son du Métal moderne et ce n'est pas sans regret que de les voir s'éclipser aujourd'hui du paysage musical "actuel". Il y aura un manque, c'est certain. Vous me direz, ça fait bien longtemps qu'ils ne font plus dans "l'actuel" mais on s'en tape le coquillard car devant LEUR public conquis d'avance (que j'aurais voulu plus enthousiaste), le quatuor avec Tommy Clufetos derrière les futs ("Dis, Bilou, tu les auras lâchés jusqu'au bout, espèce d'empaffé.....") nous adresse un émouvant testament haut en couleur.

De Black Sabbath (le titre) à Paranoid, nos quat'zamis revisitent donc de façon magistrale, n'y allons pas par quatre chemins, c'est le qualificatif qui sied parfaitement à cette prestation) ce répertoire intemporel qui, pour ma part, m'a accompagné depuis toujours, et ce grâce à une production parfaite mettant en exergue la lourde section rythmique si importante chez le Sab.

Parce que oui, le Geezer, il se fait entendre tout au long de ce show bien huilé, en particulier sur N.I.B bien évidemment mais également sur Children Of The Grave où la basse ronronne comme un moteur de F1.

Oublié de vous dire que tout s'articule autour du "vieux" donc pas d'extraits de 13 à regret d'ailleurs (critiqué à l'époque de sa sortie pour son côté non aventureux). Un petit Methademic n'aurait pas été de trop à mon humble avis dans cette glorieuse setlist. N'est pas en reste non plus, l'immense Tony Iommi (peut-être un peu en retrait par rapport à la basse vrombissante et ténébreuse de Butler) qui nous gratifie selon la bonne vieille méthode pentatonique, de ses sempiternels riffs lumineux, incisifs et pesants à la fois accompagnés de ses brillants soli qu'on connaît tous par coeur. Black Sabbath en opener, Into The Void, War Pigs, Iron Man, Dirty Women et pour finir Paranoid nous démontrent à quel point ils font partie du patrimoine métal. De son côté, Clufetos (je l'aime bien, le gars) fait son job, c'est évident mais bon, on en est tous conscients avec toute la bonne volonté qui l'anime, il ne sera jamais doté du toucher céleste de Bilou, qui sur ce coup-là, aurait PU FAIRE L'EFFORT D'ÊTRE PRESENT CE SOIR-LA, sachant que l'évènement allait être filmé et enregistré.

La seule crainte que j'avais, c'était Ozzy qui, ces dernières années, nous avait réservés quelques mauvaises surprises (sauf à Bercy) sur Fairies Wear Boots et Children Of The Grave mais là, dans le contexte de ce live, ça passe parfaitement bien sur l'ensemble des titres interprétés. Certaines parties vocales auraient-elles été "overdubbées" ? Peut-être et à la limite, on s'en fout. Ozzy n'a jamais été un grand chanteur, on le sait mais quoiqu'il en soit, l'univers sabbathien tourne autour de lui et de sa voix mille fois reconnaissable. Cependant, les fausses notes ne m'avaient pas frappé lorsque j'étais incidemment tombé sur le boot il y a quelques mois, provoquant ainsi mon grand étonnement.

Par conséquent, quel plaisir de ré-entendre notamment Hand Of Doom (et son tempo syncopé), Under The Sun et Behind The Wall Of Sleep délivrés dans de superbes versions. Cependant, quel dommage de constater que Sabbath Bloody Sabbath ne soit interprété qu'en partie au milieu d'un medley comprenant Supernaut et Megalomania. On regrettera également mais là, je titille et pinaille comme à mon habitude, vous me direz, un certain immobilisme au niveau de la setlist surtout pour ce tout dernier concert où des titres comme The Wizard, Electric Funeral, Spiral Architect, Symptom Of The Universe et Sweet Leaf brillent par leur absence. Et ce, comparé au double live Reunion (1998) qui, lui affichait également au menu le magnifique enchainement Orchid / Lord Of This World. Comprenons qu'il fallait de toute évidence axer cette prestation sur l'incontournable.

Encore une fois certes, je chipote, je chicote, je radote et "j'exigeote" (je viens de l'inventer), j'aurais peut-être voulu encore plus, TOUJOURS PLUS de la part de ce groupe essentiel qu'est Black Sabbath mais force est d'avouer que cet ultime témoignage live est selon moi, appelé à revêtir un caractère historique dans les années à venir. Le "Sabbath Mythe" est encore appelé à grandir, j'en suis convaincu...
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